Gestion des Frontières et des Communautés Frontalières du Sahel

Détails de mise en œuvre

  • Période du projet : mars 2015 – février 2016 (12 mois)
  • Entité chargée de l’exécution : Centre de service régional du PNUD pour l’Afrique
  • Partenaires : France (projet ACTS), institutions gouvernementales, OSC dans les pays du projet
  • Zones d’intervention : les 3 zones frontalières entre le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger (Bassikounou, triangle du Liptako-Gurma, Lac Tchad)
  • Total des ressources requises : 7 500 000 $ US

1. Contexte

Le Sahel est confronté à des défis complexes qui mettent durablement en jeu la paix, la stabilité et le développement. Chocs climatiques, conflits, crime transfrontalier et regain des menaces terroristes ont engendré une situation d'extrême vulnérabilité, teintée de pauvreté chronique et d’insécurité alimentaire.

La mauvaise gestion des frontières dans la région représente aujourd’hui une menace pour la paix et la sécurité internationale, ainsi qu’un désastre pour les communautés locales des régions frontalières. Outre l’émergence d’acteurs non gouvernementaux violents et de groupes terroristes, l’essor du crime organisé (trafic d’armes, de drogues, traite des personnes) est devenu hors de contrôle pour les États en présence, notamment dans les régions frontalières. Une situation qui entrave la pérennité du développement humain sur plusieurs plans.

2. Stratégie et objectifs

Une nouvelle approche est nécessaire pour assurer une surveillance plus efficace des frontières et la sûreté des communautés des régions frontalières dans le Sahel. Outre le renforcement des capacités des Agences frontalières et le déploiement physique des États dans les zones concernées, il est nécessaire d’améliorer les interactions avec les populations locales afin de mieux les articuler aux efforts d’application de la loi, et pour protéger et promouvoir les échanges transfrontaliers informels, souvent fondamentaux pour leur subsistance et la sécurité alimentaire.

Le projet vise à renforcer le soutien apporté au développement de stratégies via un service régional de mobilisation des ressources, qui assistera les plans gouvernementaux et les initiatives des communautés identifiées. Dans un premier temps, l’attention sera portée sur la sous-région du Lac Tchad en raison des récentes conséquences de l’activité transfrontalière de Boko Haram. Le projet concernera les zones du Niger et du Tchad qui sont contigües avec les États Borno et Yobe, au nord du Niger.

  • Les politiques nationales pour impliquer les communautés dans la surveillance des frontières ont été élaborées et les capacités des Agences frontalières ont été renforcées en ce sens, notamment au regard des stratégies à adopter dans trois sous-régions frontalières : Mauritanie-Mali ; Mali, Burkina Faso, « triangle » du Niger ; Niger, Tchad (Lac Tchad).
  • Les décideurs politiques nationaux, la société civile et la communauté internationale comprennent mieux les tendances et les incidents qui mettent en cause la sécurité, la nécessité de connaître et de développer le commerce transfrontalier informel, et l’importance des plans d’action pour intervenir dans les trois sous-régions transfrontalières sélectionnées.
  • Aide à l’exécution d’une stratégie de surveillance des frontières inclusive dans les régions du Lac Tchad et de Liptako-Gourma, y compris des mécanismes participatifs pour réguler les communautés locales, et ce, dans le but d’améliorer la sûreté des personnes sur place et d’œuvrer vers une approche prohibitive intelligente.

Le projet sera intégralement coordonné par des activités similaires des partenaires. Le PNUD recherchera expressément la complémentarité avec les organes de l’ONU dans le nord du Cameroun et le nord du Nigéria.

3. Champs d’action

Politiques nationales pour impliquer les communautés frontalières dans la surveillance des frontières:

  • Le PNUD organisera un forum régional afin d’impliquer la société civile et le secteur privé dans l’élaboration de la stratégie de surveillance des frontières.
  • Le PNUD soutiendra également la rédaction du projet de politique de surveillance des frontières, des accords bilatéraux et du droit primaire/dérivé.

Meilleure compréhension de la sécurité et importance de développer le commerce transfrontalier informel:

  • Le PNUD créera une plateforme de gestion des connaissances en ligne, dédiée à une communauté d’expertise, y compris le précédent projet sur les zones frontalières, financé par l’UE.

Mise en œuvre des stratégies de surveillance inclusive des frontières:

  • Le PNUD soutiendra la création de mécanismes de dialogues ouverts via une plateforme de doléances, d’alerte précoce et de réponse rapide.
  • Il soutiendra les initiatives locales proposées par les délégués aux frontières et les communautés frontalières, ainsi que le commerce informel et la sûreté des communautés.
  • Les unités de police aux frontières recevront une formation juridique sur les questions du genre, des réfugiés, de l’asile et des droits de la personne.

Tourné vers l’avenir

En tant que président du Groupe de travail régional sur la gouvernance, le PNUD est également bien placé pour assurer la planification et l’articulation stratégique avec les initiatives et les projets similaires des partenaires.

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